mise à jour le 5 avril 06

Le premier cours est une séance de type brainstorming. Comme notre quotidien baigne dans l’informatique, qu’elle se cache partout, dans nos maisons, dans nos voitures, dans nos gsm, chez notre dentiste, au supermarché, les stagiaires ont une certaine connaissance ou du moins ont-ils entendus parler « informatique ». La question de départ que je leur pose est assez large ; « quels mots, quels termes ont un rapport avec l’informatique ? »idée

Dans un premier temps, je note tous les mots cités au tableau (eh oui, le bon vieux tableau est encore utile). En 5 minutes, le tableau est généralement rempli. Je leur propose de faire une classification très simple, de repérer tout ce qui est matériel (que l’on peut toucher) et tout ce qui ne l’est pas (que l’on ne peut pas toucher). A l’aide de craies de couleur, je souligne chaque mot selon qu’il s’agit de matériel ou non.

Le fait de répartir en 2 catégories les rassure, leur attention est alors maximale, cela leur apparaît plus clair, enfin compréhensible et beaucoup de questions fusent. Cette méthode de réflexion collective me permet, à partir des éléments apportés, d’introduire les différentes notions informatiques développées par la suite. Le programme sera également réparti sur base de ces 2 catégories, les cours de type « hardware » et les cours orientés « software ».

J’utilise et explicite alors les termes « hardware » et « software ». Parfois ces termes ont déjà été cités. Ensuite, j’analyse les mots classés « matériel ». Dans cette liste, on retrouve généralement divers éléments qui composent un ordinateur (clavier, imprimante, souris,…). La réflexion suivante porte sur « qu’est-ce qu’un ordinateur ? », « Quels autres outils courants dans votre environnement quotidien pourraient être qualifiés d’ordinateur ? ».  Il s’agit de prendre conscience qu’une montre, qu’un percolateur sont aussi des ordinateurs. Il apparaît donc comme point commun que tous ces appareils possèdent des boutons, touches pour être pilotés. Ce type de machine est capable de collecter des données, d'effectuer des traitements et de produire un résultat. Autrement dit, ils acceptent tous des commandes qu’ils exécutent pour fournir un résultat.

Nous arrivons alors à une description minimale d'un ordinateur (au sens large), des périphériques d'entrée et de sortie capables de collecter des données et de diffuser des résultats, reliés par une unité de traitement. La liste du matériel est alors ré-analysée et reclassée selon le type de périphériques (entrée-sortie-traitement-stockage). Ce travail peut être demandé en individuel.

Lors de la deuxième séance, qui se déroule dans le local « informatique » où chaque stagiaire dispose d’un PC, j’arrive avec un tournevis et je démonte mon PC. Les entrailles sont alors mises à jour et je fais passer les différents composants pour qu’ils les manipulent. J’utilise également du matériel déclassé provenant de l’atelier. Certains de ces éléments, comme un disque dur, une disquette sont démontés pour leur permettre de concrétiser. Le fait d’agir ainsi leur démontre la faisabilité d’agir et de maîtriser l’outil.